AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ૱ some say love.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 15:55



"SORAYA ROSENTHAL"

i got a head full of acid
i see ladies talk
and i don't want this skirt upskirt
over here i'm crucified, lonely so alone

------------------------------------------
-----------------------------------------
ÂGE ET SIGNE ASTROLOGIQUE › vingt-huit ans, signe poisson LIEU DE NAISSANCE ET NATIONALITÉ › née à Brooklyn, nationalité américaine. JOB|ETUDES ET STATUT MONÉTAIRE › professeur de chant, chanteuse de jazz, discrète et humble. statut financier stable, mais un héritage au-delà de l'entendement. STATUT CIVIL › célibataire, un oiseau en vol. À NEW YORK DEPUIS › ses dix-neuf ans. GROUPE › manhattanites.


it's alright, it's one thing i know.
(rêve le plus fou)- être née ailleurs, être quelqu'un d'autre, juste pour voir... ce que ça fait, de ne pas être soi.
(regret le plus douloureux) - avoir renoncé à une carrière prometteuse de chanteuse blues/jazz.  
(dix traits de caractère) - indépendante, sauvage, profonde, distante, secrète, séduisante, infidèle, appliquée, instinctive, poétique.  
(meilleur anniversaire) - vingt ans, le premier qu'elle a passé seule, dans son appartement à New-York.
(statut familial) - elle est la fille d'un des producteurs les plus célèbres des USA, ayant épousé un mannequin plus jeune que lui. elle porte les traits métissés de sa mère, qui a vécu dix-neuf ans au travers sa fille tout ce qu'elle n'avait pas pu vivre elle-même. à cause de cette célébrité familiale, elle est souvent photographiée et affichée dans des magazines people. son père rêvait de lui voir entamer une carrière de chanteuse, mais elle n'a pas pu, refusant le statut de fille de, de bourgeoise privilégiée qui lui aurait forcément collé à la peau tout au long de sa carrière. cette famille est une malédiction, elle l'a fuie dès qu'elle l'a pu (dix-neuf ans).
(période de l’année préférée) - le printemps, parce que c'est là qu'on remarque le mieux la métamorphose de la nature après l'hiver, la fonte des neiges, le retour de la dorure des arbres, le soleil timide après le froid mordant. le printemps est comme une caresse qui panse les maux survenus pendant l'hiver.  
(dernière relation) - un homme sans nom, rencontré dans un bar après une heure de chant a capella sur la scène ouverte. il avait besoin de tendresse et de se remplir de douceur, il était comme un fantôme creux, elle a comblé ce vide qu'elle a trouvé sur son chemin, se délestant elle-même de son trop-plein, et elle est partie.  
(meilleur souvenir) - dans une église désertée du fond de Harlem, elle a, un jour, chanté seule. sa voix résonnait sur les vitraux et contre les murs de pierre. encouragée par la solitude, elle a chanté pendant plus d'un quart d'heure, jusqu'à s'étrangler à moitié en apercevant un pasteur qui était là, et qu'elle n'avait pas remarqué. l'homme pleurait, et lui a dit, en l'appelant ma fille, qu'il n'avait jamais rien entendu d'aussi beau, que dans son chant avaient parlé les anges.  
(tenue vestimentaire préférée) - tout dépend des occasions, dans tous les cas, elle aime se vêtir. pas forcément cher, mais bien assorti, très classique ou original, style négligé ou princier. elle porte du noir et du vert, énormément, ses couleurs préférées. elle aime les robes, les jeans, les pantalons de toile et de tissu ample, mais pas vraiment les jupes. fine et bien formée, elle sait mettre en avant ce qui doit l'être, son côté girly essayant ses tenues le dimanche devant le miroir de sa chambre étant parfois très, très présent.


never look back, hold on to what i have.

Elle est montée sur scène parce qu'on le lui a demandé. On n'avait jamais vu que des blondes devant le micro, des blondes qui se ressemblent toutes, des blondes avec des têtes de chats qui ronronnaient et miaulaient fort pour se démarquer des autres. Les noires, on laissait ça au jazz, à la provoc, aux beats, nous on avait décidé qu'on aimait les blonde avec des cheveux propres comme de l'or en pelote de laine douce. Et puis elle s'est pointée dans une robe noire comme de l'encre, ses longueurs ténébreuses faussement enroulées contre son cou, le début brun de sa poitrine. Elle a dit qu'elle allait chanter un poème, de William Butler Yeats, qui est son préféré, et elle n'a pas attendu connement qu'on applaudisse pour rien : elle s'est approchée du micro sans l'attraper, pudique, et a commencé sa chanson. C'est seulement là que le soleil s'est levé. Et nous, pendant des années, on avait cru vivre pour de vrai, voir le monde comme il est, le soleil éclairer l'univers pour nous montrer ce qu'il est. Quand les paroles sont sorties de son corps à elle, de sa bouche à elle, et que son regard s'est rivé sur le plancher de l'estrade à ses pieds comme si elle essayait de disparaitre pour laisser la place à la musique, on a su qu'on n'avait encore jamais vu. Rien ni personne. On a lentement quitté nos corps, perdu le cours du temps et laissé nos poils bondir droits comme des i sur la peau à vif, on savait à cet instant que tout était possible. Tout existe, les dieux, les déesses, les poèmes de Yeats et les aurores boréales dans lesquels baignent les baleines, les Bermudes et les pirates, les fées, les enfants du pays des merveille, chaque pensée, chaque rêve possède une existence quelque part que la voix de cette fille arrivait à nous dessiner, comme un gigantesque plan immatériel de tous nos mondes cachés, brisés par la réalité. Elle nous donnait la mort, quand ses mots faisaient revenir les morts à la vie, l'univers entier se taisait pour l'écouter et Paradis comme Enfer, pour la première fois, se laissaient bercer. Ni ange, ni fée, ni déesse, elle était simplement une évidence que nous avions été trop idiots pour remarquer avant qu'elle ne se pointe sous notre nez : elle était la musique. La parole et la voix, l'attitude et le charme, la passion ronronnante qui ronflait à l'intérieur de chacun, elle n'était plus femme mais seulement Idée. Notre rêve à tous. Ce pour quoi nous nous donnons la peine d'exister. La chanson a terminé quand le dernier mot du poème a été prononcé, et il nous semblait que tout avait été dit. Toutes les paroles du monde depuis l'aube du langage avaient été prononcées. Tous les palais de la terre, les labyrinthes éternels, la mythologie, chaque date de naissance et date de mort dessinés, rappelés le temps d'un instant. Nous avions vu l'Aleph avec elle, elle nous avait laissés entrevoir l'Aleph, la chose qui en elle seule porte tout et tout le monde. Nous pouvions mourir après ça, nous laisser gagner par la folie sans plus jamais la craindre, mais, étrangement, elle nous avait donné envie de vivre à jamais. La mort n'était plus qu'une autre forme de la vie, et nous, de simples passages, essentiels et inutiles à la fois. Elle nous avait donné l'amour de nous mêmes et l'humilité profonde. Les images du Tout éclairèrent encore la salle un moment avant de retomber sur nous en poussières d'étoiles. Nous fermions les yeux et, quand nous les avons rouverts, elle avait disparu.

Enfant, son père la faisait chanter dans une église de Brooklyn. Quand la chanson religieuse aurait dû faire pénétrer en elle les voies du Seigneur, au contraire (et elle n'osa jamais l'avouer à quiconque), il lui semblait que dès qu'elle chantait, elle s'éloignait de cette puissance sourde et épaisse qui emplissait les lieux immenses de son omniprésence. Dieu (ou plutôt la sévérité de son père) lui faisait peur. Chanter la libérait de ses craintes, l'envolait dans un ciel où Dieu n'avait pas établi ses quartiers. Dans le ciel qu'elle gagnait se trouvaient de l'air, des cumulus, des nuages trempés et froids, des rayons de soleil. La pensée humaine et ses croyances étaient absentes des lieux. Sora a voulu vivre de la musique dès ses dix-neuf ans, après des années passées dans la chorale religieuse (où elle était souvent placée au premier rang à cause de ses allures d'anges et son don pour les solos) et à hanter les cours de chants hors de prix offerts par son père. Valises prêtes, elle a embrassé ses parents et, d'un regard décidé, sa villa si soignée, si impeccable et si triste, avant de se laisser porter jusqu'à New-York. C'est là que tout se fait. Elle devient enfin le jazz. Le blues triste et l'espoir. Elle rencontre ses amis, sa famille de coeur, ses premiers amours. Elle devient ce qu'elle était destinée à être, celle qu'elle rêvait d'être depuis l'enfance. New-York lui donne tout et elle prend tout dans ses bras, tout déborde, elle titube mais ne perd pas l'équilibre. Elle chante. C'est ce qui la rend belle, le fait qu'elle vive pour mille. Et aussi que certains soirs de printemps ou d'été, quand le soleil baigne les rues amollies par la chaleur qui retombe lentement, on la trouve pelotonnée sur une chaise, en haut d'un balcon illuminé, sereine et plus heureuse de cet instant privilégié avec le monde que quiconque ne l'a jamais été. Et puis la célébrité la frôle, caresse sa peau brune avec l'avidité d'un piège. Sora ne se laisse pas avoir. Elle sait, très bien, combien le monde est cruel. Cachée derrière un voile immatériel d'anonymat, elle transmet son don, apprend son chant avec les élus qu'elle rencontre et juge dignes d'appartenir à son monde. Elle chante avant de disparaitre, comme elle prend une grande inspiration et ignore le souffle qui s'évade en retour dans l'atmosphère. De petits pubs élus aux quatre coins de la grosse pomme et ses alentours. Elle berce les buveurs et les curieux d'un regard tendre, d'une voix chaude comme le ventre d'une mère avant l'arrivée au monde. Avec elle, impossible d'avoir peur.


say you'll remember me:
 


Dernière édition par Sora Rosenthal le Jeu 3 Mar - 18:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
eyes closed but heart wide open;
avatar

▪ In NYC since : 07/02/2016
▪ Phone calls : 217
▪ Identity : Blackholes, Charlotte.
▪ Face, © : Alexandra Park, @milkovich.
▪ Years old : Twenty-five yo.
▪ Status ♡ : Crazy about his perfect eyes, but she will never admit it.
▪ Activity : She's got her own art gallery, thanks mom.

{WALK OF LIFE}
▪ BUCKET LIST: Stop thinking about him ▫ buy a new phone ▫ clean their appartment.
▪ ADRESS BOOK:
▪ RP: open ○○ français/anglais.

MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 16:39

Je ne la connais pas mais elle est très belle
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche. I love you

_________________
" i'm dreaming away, wishing that heroes, they truly exist "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://electriclights.forumactif.org
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 17:04

merci beaucoup
Revenir en haut Aller en bas

avatar

▪ In NYC since : 26/02/2016
▪ Phone calls : 204
▪ Identity : Milkovich □ Mathilde.
▪ Face, © : Lucy Kate Hale, mine.
▪ Years old : Twenty-five yo.
▪ Status ♡ : Doesn't see that the love of her life under her eyes.
▪ Activity : Waitress at Cafe Jax and intern at Vogue Magazine.

{WALK OF LIFE}
▪ BUCKET LIST: don't forget to sort the papers for the next photoshoot, buy new clothes for the coming spring, (...)
▪ ADRESS BOOK:
▪ RP: open, français/anglais

MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 17:23

Pareil, je ne la connais pas, mais elle est très jolie.
Bienvenue parmi nous et courage pour ta fiche. I love you

_________________

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪  
Life has moments hard to describe Feeling
great and feeling alive Never coming down
from this Mountain we're on.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 18:11

merci
Revenir en haut Aller en bas

avatar

▪ In NYC since : 03/03/2016
▪ Phone calls : 127
▪ Identity : lolise, éloïse.
▪ Face, © : alycia debnam-carey, © alaska &. tumblr &. pathos.
▪ Years old : twenty-three y.o.
▪ Status ♡ : single, but fall in love with her best friend since a few month ago.
▪ Activity : work for vogue magasin and photograph in her free time.

{WALK OF LIFE}
▪ BUCKET LIST:
▪ ADRESS BOOK:
▪ RP: ooopen, français/anglais.

MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 18:38

ton vava est trop magnifique
bienvenue sur le forum !

_________________
but darling, we are kids, and we don't have to try, we don't want that try and, hands up high, cause sweetheart, we are kings, if we just say we are, so til the sun comes up, well, hands up high.©️pathos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
eyes closed but heart wide open;
avatar

▪ In NYC since : 07/02/2016
▪ Phone calls : 217
▪ Identity : Blackholes, Charlotte.
▪ Face, © : Alexandra Park, @milkovich.
▪ Years old : Twenty-five yo.
▪ Status ♡ : Crazy about his perfect eyes, but she will never admit it.
▪ Activity : She's got her own art gallery, thanks mom.

{WALK OF LIFE}
▪ BUCKET LIST: Stop thinking about him ▫ buy a new phone ▫ clean their appartment.
▪ ADRESS BOOK:
▪ RP: open ○○ français/anglais.

MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 19:40

Je valide. I love you

_________________
" i'm dreaming away, wishing that heroes, they truly exist "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://electriclights.forumactif.org
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ૱ some say love.   Jeu 3 Mar - 19:41

merci beaucoup les filles
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ૱ some say love.   

Revenir en haut Aller en bas
 
૱ some say love.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Shooting Love 2007 (Naomi) Exzeal & Shmups Skill Test
» Jim carrey (What is love)
» love and hate
» Love Calculator
» [Vidéo] E.L.A. in Love at First Byte à voir absolument !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: {only the sweetest words remain} :: "thought you got lost" :: fiches-
Sauter vers: